jeudi 27 août 2009

Boycotter les boycottes environnementalistes pour sauver la forêt malgache ?


Lors de mon vol d’avion, j’ai regardé un documentaire sur la forêt malgache. Des scientifiques venant de plusieurs pays étaient venus étudier la diversité biologique vivant dans la cime des arbres de la forêt primaire. Il reste très peu de la flore qui jadis recouvrait toute l’ile. Aujourd’hui, elle subsiste dans une partie très réduite.

Un des scientifiques dénonçait les boycottes de jeunes activistes européens qui, en voulant sauver la forêt malgache, créaient plutôt l’effet inverse. L’impact du boycotte rend, selon lui, la valeur économique de la forêt presque nulle. La réaction du marché, en s’ajustant, est de raser ces forêts sans valeur pour faire place à une culture plus rentable.

Encourager l’exploitation forestière à Madagascar permettrai, semble-t-il, d’exploiter de vastes superficies déjà sans végétation et le reboisement du pays se ferait dans l’intérêt des hommes d’affaires, par conséquent des politiciens et finalement des écologistes. Pour ma part, ça me fait réfléchir sur note manière de militer pour l’environnement et qu’un geste n’a de valeur que par la conséquence qu’il entraîne.

Une première journée

Il fallait s'y attendre, mon système digestif n'aime pas le changement. Cependant, cen'est pas un petit mal d'estomac qui va m'empêcher de profiter de ma première journée.

Merci à mon père qui m'a recommandé d'amener avec moi ma cafetière italienne. Ce matin, je me suis fait grâce d'un espresso fait avec du café malgache. Signe d'une belle journée, mes hôtes ont partagé avec moi un superbe repas pour le diner. Au menu, une macédoine maison avec tomates accompagnée de betteraves. Le plat de résistance était un sauté au cari sur riz. Accommodant comme je suis, j'ai retiré le poulet du mélange sans heurt et j'ai apprécié sans retenue malgré les quelques miettes éparses de volaille. Le tout s'est terminé avec une salade de fruit.

J'aime la papaye mais je ne la verrai jamais plus de la même manière. Elle est disproportionnellement plus grosse que celles que nous trouvons dans nos épiceries québécoises. Sur la photo, elle se fait préparer.






Dans la cours, trois arbres fruitiers se côtoient. En avant plan, les papayes pendent. Derrière, semble-t-il que cet arbre donne des mandarines. J'ai déjà hâte à la saison :) Complètement à droite, un grenadier bourgeonne timidement à l'arrivée du printemps.

jeudi 20 août 2009

Un départ anticipé

Dans quelques jours, je me retrouverai en terre inconnue. Je ferai face à une nouvelle culture, un nouveau mode de vie et de nouvelles moeurs. C'est un dépaysement assuré.
Ma famille connait bien mes convictions végétariennes. Il connaissent aussi Madagascar, ils y sont presque tous allé avant moi. Il m'avertissent d'une chose : il est difficile d'être végétarien à Madagascar

Comme beaucoup de pays en voix de développement, les malgaches prisent la viande. C'est un signe de réussite dans la vie. De plus, étant une grande île, Madagascar sert beaucoup de produits de la mer. Un homme qui souhaite se soustraire à cette alimentation risque de rencontrer beaucoup d'obstacles culturels. Ça me donne l'impression que que je vais devoir me contenter de manger que du riz. À l'impossible nul n'est tenu.

On m'a expliquer que les légumes ne sont pas aussi accèssibles qu'ici. Nous ne nous en redons pas compte mais nous somme particulièrement choyés d'avoir accès à l'épicerie du coin à une grande variété de légumes de bonne qualité. À Madagascar, les légumes doivent être trempés dans une sorte de désinfectant. Semble-t-il que c'est pour éliminer les parasites qui risquent de
s'y trouver. Fidèle à l'Afrique, Madagascar n'a pas les moyens agricoles que nous avons ici. La terre dans laquelle les légumes poussent peut être contaminée.

Une chose que je me promet est d'aller parcourir les marchés. Je ne sais pas encore quels sont les aliments disponibles et j'ai bien hâte de découvrir les nouvelles saveurs de ce pays.

J'ai décidé de bâtir ce blog pour que vous suiviez avec moi cet épopée. Je continue à croire qu'il est essentiel, dans le contexte mondial actuel, de diminuer sa consomation de viande. Malgré les difficultés qui s'annoncent là bas, je souhaite de tout coeur être fidèle à mes convictions.

Je vous ferai pas de mes découvertes culinaires, de mes tractations alimentaires, de mes difficultés et de mes probables capitulations occasionelles.

Végétariennement vôtre :)