Le 24 décembre, c'est un souper tranquille avec bouteille de vin. Par la suite, les enfants en nombre de trois nous ont rejoint. Nous étions en tout neuf dans le salon prêts pour le film sur la grosse télé : Bolt ! (J'adore le personnage de Rhino, il est trop AWESOME)
Avec mon père et moi, ça fait 1 sucre et 2 laits dans la couleur café.
Après le film, on donne les cadeaux. Pour recevoir le sien, chacun devait chanter ou danser. Pour ma part, j'y suis allé de mon légendaire mouvement de bassin en moulinette.
25 décembre en après-midi
En route vers la maison, la presque entièreté de la population tananarivienne était dans ses plus beaux apparats, que des vêtements tous neufs selon la tradition.
Pour ma part, j'y suis allé de l'ensemble chemise-cravate. Arrivé au repas de famille, mon père et moi faisions encore figure d'intrus culturels.

Pourtant, plus ça change, plus c'est pareil. Mise à part, la couleur de peau et la langue malgache qui m'est inconnue, je me sentais dans un typique repas de famille ou les cousins et cousines s'entassent sur une des nombreuses tables installées pour accueillir tout le monde. Il y a les blagues de mononcle truc, matante chose qui ne prend pas le temps de s'assoir et ti cousin qui cherche quelqu'un avec qui jouer au ballon.
Ma plus grande surprise a été d'apprendre que les hommes ici se font la bises lors des souhaites de joyeux noël en vivant l'acte dans un geste tout à fait naturel de la part de mon interlocuteur du moment. Il a assurément aperçu mon inconfort face à ce geste absent de la culture québécoise. Pour les besoins de la cause, je m'y suis plier pour le reste de la gente masculine présente.

Coté repas, c'est très méritoire. Le tout a été préparé depuis le début de la semaine. Il y avait dans la maison une quantité impressionnante de fruits et de légumes.
Au départ, ce fut la distribution de chocolat. Chacun reçu sa part, la mienne étant encore dans le frigo, à peine entamée. Par la suite, c'est l'entrée, de la salade, deux variétés en fait. Soyons sage et gardons de la place pour le reste.
Le plat principale était essentiellement du riz avec choix de rembourrage. Devant moi, tomates et oignons en dés, plats de pois et d'oies en sauce et truc typique du pays fait de feuilles de quelque chose et de légumes qui est en fait du brède.
Le végétarien que je suis se vautre dans les tomates. J'ai tenté les pois et la sauce pigés à travers les morceaux d'oies mais j'ai vite désenchanté lorsque j'avais à mordiller des petits bouts d'os et de chair de volaille. Comme à l'habitude, j'ai tout de même su apprécier ce qui m'avait été offert et mangé à ma faim.
Après le repas, ça été noël pour tout le monde : la chienne de la maison a mit bas.
Malagasyment, végétarisment et deuxmilledisment vôtre.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire