vendredi 16 octobre 2009

Pauvrichetesse malagasy

Madagascar riche

Telle une reine dans une brillance éblouissante, l’ile malagasy porte sa couronne de sable blanc au dessus de son visage aux verts luxuriants, flottant dans sa robe aquatique turquoise.

Le paysage côtier n’a rien à envier aux autres. Partout, de superbes deltas de mangrove s’étendent, des coraux nichent dans une eau claire et bleue et les couchés de soleil sur le Mozambique nous donnent l’impression de rêver.

La diversité culturelle, propagée par 18 groupes ethniques, ouvre une quête inlassable qu’est la découverte de la musique, des métiers d’arts et des coutumes éparses dans ces pays qui ne forment qu’un seul.

Les gens sont formidables, de bonne volonté, intelligents et porteurs d’espoir pour leur nation. Les femmes sont belles, les hommes courtois.

Près du lac Anosy, en plein centre ville, les arbres majestueux portaient des milliers de fleurs mauves. Les maisons multicolores bordent les rues sillonnant les flancs de collines, veillant aux champs de riz couvrant le fonds des vallées du haut plateau.

Madagascar pauvre

L’orgueil des uns fait le malheur de tous. L’embrouille politique dure depuis l’indépendance et le comportement peu diligent des hommes politiques teignent sur une population de plus en plus désillusionnée.

Le laxisme des forces de l’ordre permet aux pires comportements humains d’exister sans scrupule. En moins d’un an, le braconnage forestier d’immenses surfaces de forets protégées. La sécurité routière est en option, menant aux trépas bien trop d’innocents. Des enfants revenant de l’école marchent dans une rue sans trottoir, respirant à plein poumon la fumée noire des voitures et camions qui en sont à leur troisième vie.

Le pays, ayant perdu plus de 80% de son couvert forestier pour faire place à l’élevage de bovin, coule lentement mais sûrement vers la mer par une érosion dévastatrice.

De plus en plus, il y a des histoires de briguant sur les routes, des enfants sont enlevés en pleine ville, des adolescentes violées, des gens retrouvés morts sans explication. Cette semaine, un village a été assaillit, toutes les femmes violées, par une bande de sauvage.

Les étrangers de la pire espèce s’en donne à cœur joie dans des régions éloignées. Les filles, accablées par la pauvreté, se laisse traiter comme de la chaire fraiche. Des hommes osent se comporter d’une manière si sauvage, assouvissant leurs pires pulsions, ce qui a de plus dégueulasse, qu’on ne peut que vouloir les castrer et les démembrer de la manière la plus douloureuse possible.

La dualité humaine

Lorsqu’un peuple est laissé à lui-même, lorsque les leaders ne font pas preuve de vertu, lorsque nous ne continuons pas de constamment corriger l’imperfection individuelle et collective de l’être humain, émergent à travers le peuple ces comportements irrationnels, héritage de notre origine animale, que l’évolution culturelle et naturelle n’a pas encore su éliminer.

Nous avons tous espoir d’une vie meilleure. Nous sommes tous des êtres humains. On se rappelle constamment à coup de chansons moralisatrices, de manifestations environnementalistes et de condamnations de scandales autour d’une table d’un Tim Horton, que le monde se doit d’être meilleur. La réalité est que l’être humain sera toujours en lutte contre lui-même, une lutte qui n’a pas à avoir d’explication métaphysique, elle est tout simplement. La définition du bien et du mal n’est pas écrite dans le ciel ou sous la terre.

La beauté et le bonheur de ce monde nous permet de garder l’énergie et l’espoir nécessaire pour poursuivre notre chemin dans la réalité, peu importe le comment et le pourquoi.

Malagasyment votre.

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