dimanche 25 octobre 2009

78 mots dédiés à l'Horreur

Imaginez un scandale criminel au Québec.
Pleine page dans le Journal de Ville, cahier spécial 20 pages, entrevues avec les proches de la victime. Hommage à celle-ci sur les ondes de TV?, deux heures de tout ce qui peut être touchant sans oublié le commentaire de Chose Poirrier.
Tout les détails sans exception étalés sur des semaines, tant que l'histoire fait vendre. Les talkradios gloussent d'avoir un sujet aussi juteux et aussi scandalisant.
Imaginez la pire histoire, celle que nous avons rarement mais qui nous rappelle que certains d'entre nous n'ont pas perdu leur comportement animal, sadique et destructeur. L'histoire qui nous donne le goût de légaliser la peine de mort, juste pour cette fois-ci.
Un beau braillage collectif et éternel.

Ce matin dans le journal d'ici, dans les fait divers, en bord de page, 78 mots suffisent, titre compris.
Une fillette de 8 ans, violée et assassinée par son propre enseignant qui par chance s'est livré lui même à la police.

Pendant ce temps, les politiciens prennent des pages complètes pour justifier leurs actions politiques qui embourbent le pays. Au nom le l'intérêt suprême de la nation dis-t-ils.

Il n'y avait pas le nom de la fillette, anonyme et vite oubliée. J'aurais cru qu'au 21e siecle, l'intérêt suprême d'une nation est de donner la chance aux enfants de grandir et de s'épanouir.

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